Chaque mois, l'excédent de trésorerie de votre entreprise perd en pouvoir d'achat face à l'inflation. Optimial accompagne les dirigeants de PME et de holdings pour structurer et valoriser cet excédent, avec une stratégie construite à partir de votre BFR, de vos horizons et de votre fiscalité.
Chiffres à caractère indicatif et informatif. Tout investissement comporte un risque de perte en capital ; les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Avant de parler placement, une question s'impose : quelle part de votre trésorerie est véritablement excédentaire ? Toutes les liquidités qui dorment sur votre compte ne peuvent pas être immobilisées. La réponse se construit en trois couches, à partir de votre besoin en fonds de roulement.
Le BFR mesure le décalage permanent entre vos décaissements et vos encaissements : vous payez vos fournisseurs, vos salaires et vos charges avant que vos clients ne vous règlent. Ce décalage immobilise en permanence une partie de votre cash.
Cette première couche ne se place pas. Elle doit rester disponible immédiatement, sur le compte courant, car elle finance le cycle d'exploitation au quotidien. Une entreprise dont les clients règlent à 60 jours et qui paie ses fournisseurs à 30 jours vit structurellement avec un BFR élevé : sa marge de manœuvre est plus réduite qu'il n'y paraît à la lecture du solde bancaire.
Au-delà du BFR, toute entreprise prudente conserve une réserve de précaution : de quoi absorber un impayé client, une échéance fiscale plus lourde que prévu, un trimestre creux, ou saisir une opportunité, une remise fournisseur pour paiement comptant, par exemple. L'usage courant retient l'équivalent de 2 à 3 mois de charges fixes.
Cette couche ne doit pas dormir pour autant. Elle peut être placée sur des supports privilégiant la sécurité et la disponibilité : des comptes à terme dont le capital est garanti par l'établissement (hors frais et dans les limites contractuelles) et des fonds monétaires, à faible volatilité mais sans garantie de capital, mobilisables sous quelques jours. Le rendement est modeste, mais ces supports visent à préserver le capital investi tout en restant rapidement mobilisables.
Ce qui reste une fois le BFR et le matelas de précaution couverts constitue votre excédent structurel : un cash qui se reconstitue exercice après exercice et dont vous n'avez pas l'usage opérationnel à horizon visible. C'est lui qui perd silencieusement de la valeur chaque année face à l'inflation, et c'est lui qui mérite une vraie stratégie de placement.
C'est sur cette troisième couche qu'Optimial intervient. Elle se segmente ensuite par horizon :
Acompte d'IS, dividendes, investissement programmé. La priorité reste la préservation du capital : des comptes à terme dont le capital est garanti par l'établissement (hors frais et dans les limites applicables), négociés sur la durée exacte du besoin, pour un rendement visé supérieur au monétaire pur.
Croissance externe, immobilier d'entreprise. On peut accepter une liquidité légèrement contrainte en échange d'un rendement supérieur, fonds obligataires, fonds euros au sein d'un contrat de capitalisation.
L'horizon permet de lisser la volatilité et d'aller chercher de la performance : unités de compte diversifiées, SCPI, produits structurés. C'est sur cet horizon que le potentiel de valorisation est le plus élevé, en contrepartie d'une volatilité et d'un risque de perte en capital qu'un horizon long permet de mieux absorber.
Ce qu'il faut retenir : un bon placement de trésorerie ne commence pas par le choix d'un produit, mais par une cartographie de vos liquidités, ce qui finance l'exploitation, ce qui sécurise l'imprévu, ce qui constitue un excédent durable. C'est cette analyse, propre à chaque entreprise, à sa saisonnalité et à ses projets, que nous réalisons avant toute recommandation.
Une fois l'excédent durable identifié, reste à le loger intelligemment. Deux questions distinctes se posent : dans quelle enveloppe placer, le cadre juridique et fiscal, et sur quels actifs investir, le moteur de rendement. C'est la combinaison des deux, calibrée selon votre horizon et votre fiscalité, qui fait la qualité d'une stratégie.
C'est l'outil central du placement de trésorerie d'entreprise, particulièrement adapté aux sociétés soumises à l'IS et aux holdings patrimoniales.
Son principe : une enveloppe au sein de laquelle vous accédez à une large gamme de supports, fonds en euros dont le capital est garanti par l'assureur (hors frais de gestion), mais aussi fonds obligataires, fonds diversifiés et supports immobiliers présentant un risque de perte en capital, avec la possibilité d'arbitrer entre eux sans frottement fiscal. Tant que vous ne rachetez pas, la fiscalité reste contenue : l'imposition annuelle est calculée forfaitairement sur une base réduite, et la régularisation n'intervient qu'à la sortie, sur le gain réel.
Ses atouts pour une entreprise : la souplesse, rachats partiels possibles à tout moment, la diversification au sein d'un cadre unique, et un traitement comptable lisible. C'est l'enveloppe qui se rapproche le plus, pour une personne morale, de ce qu'est l'assurance-vie pour un particulier.
Le CTO est l'enveloppe la plus ouverte : aucune restriction de supports. Actions en direct, obligations, ETF, fonds datés, produits structurés sur mesure, tout l'univers d'investissement est accessible, sans plafond de versement.
Sa contrepartie : une fiscalité au fil de l'eau. Les revenus et plus-values sont imposés à l'IS chaque année, y compris les plus-values latentes sur certains instruments. Le CTO exige donc une gestion attentive de la dimension fiscale, mais offre en échange une grande réactivité et un très large accès aux marchés.
Les sociétés civiles de placement immobilier permettent d'investir dans l'immobilier professionnel, bureaux, commerces, santé, logistique, sans acheter d'immeuble ni en assumer la gestion. Les loyers sont reversés trimestriellement, avec des taux de distribution qui se sont situés autour de 4,5 à 5 % ces dernières années pour certaines SCPI, données passées qui ne préjugent pas des résultats futurs, les revenus comme le capital n'étant pas garantis.
Pour une trésorerie d'entreprise, une modalité mérite une attention particulière : l'usufruit temporaire de parts de SCPI. L'entreprise acquiert, pour une durée définie, 5 à 10 ans, le seul droit de percevoir les loyers, pour une fraction du prix de la pleine propriété. Le rendement rapporté au capital investi peut être sensiblement supérieur à celui de la pleine propriété, et l'amortissement comptable de l'usufruit atténue la fiscalité. C'est une stratégie particulièrement adaptée à une société à l'IS, sous réserve d'accepter une immobilisation totale sur la durée et un risque de perte en capital lié à la SCPI sous-jacente.
Investir au capital de PME et d'ETI non cotées, via des fonds spécialisés (FPCI, fonds ELTIF), vise historiquement des espérances de rendement parmi les plus élevées des classes d'actifs, en contrepartie d'une illiquidité de 6 à 10 ans et d'un risque de perte en capital significatif.
Pour un dirigeant, cette classe d'actifs a une résonance particulière : elle consiste à faire travailler la trésorerie de votre entreprise au capital d'autres entreprises. Les fonds récents, plus accessibles qu'autrefois, tickets d'entrée abaissés, formats evergreen avec fenêtres de liquidité, ont ouvert cette classe d'actifs aux PME et aux holdings.
Aucune de ces solutions n'est bonne ou mauvaise dans l'absolu. Un excédent d'un million d'euros pourra par exemple se répartir entre un contrat de capitalisation majoritaire, le socle souple de l'allocation, dont la part en fonds euros bénéficie de la garantie de l'assureur tandis que les unités de compte restent exposées aux marchés, une poche SCPI en usufruit, le rendement immobilier optimisé fiscalement, et une exposition mesurée au private equity, recherchée pour son potentiel de performance à long terme, en contrepartie d'un risque de perte en capital et d'une faible liquidité. Un autre profil, plus prudent ou à horizon plus court, retiendra une allocation différente.
C'est précisément l'objet de notre accompagnement : déterminer la combinaison adaptée à votre entreprise, son régime fiscal, ses échéances, ses projets, plutôt que de vous proposer un produit sur étagère.
Pour donner une idée concrète de ce que produit notre démarche, voici trois situations représentatives, anonymisées, illustrant comment une même question (« que faire de mon excédent ? ») trouve des réponses très différentes selon le contexte.
Entreprise de fabrication, 22 salariés, IS au taux normal. Chiffre d'affaires concentré sur six mois de l'année, BFR très lourd. Le dirigeant constate un excédent moyen de 350 k€ douze mois sur douze.
Allocation retenue : 60 % contrat de capitalisation (fonds euros + obligataire), 40 % comptes à terme étagés à 6, 12 et 18 mois. Objectif de rendement net d'IS : de l'ordre de 2,7 %* (illustratif, non garanti), à comparer à une trésorerie non rémunérée.
Holding constituée à la suite de la vente d'une participation. 1,8 M€ de trésorerie sans affectation immédiate. Le dirigeant a 54 ans et anticipe une transmission progressive aux enfants à 10-15 ans.
Allocation retenue : 50 % contrat de capitalisation diversifié, 25 % usufruit temporaire de SCPI sur 7 ans, 15 % private equity, 10 % liquidités. Objectif : rendement net de l'ordre de 4 %* (illustratif, non garanti), sur une allocation long terme comportant un risque de perte en capital, et structuration transmissible.
SELARL d'experts-comptables, deux associés. Trésorerie qui s'accumule régulièrement : 600 k€ aujourd'hui, +120 k€/an attendus. Aucun projet d'investissement identifié, sensibilité au risque modérée.
Allocation retenue : 70 % contrat de capitalisation avec gestion pilotée prudente, 20 % SCPI en pleine propriété, 10 % CTO obligataire daté. Objectif : rendement net d'IS de l'ordre de 3,2 %* (illustratif, non garanti), avec abondement mensuel automatisé.
* Les rendements et objectifs indiqués sont illustratifs, établis à la date d'étude ; ils ne constituent ni un engagement ni une garantie. Tout investissement comporte un risque de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
À rendement brut égal, deux stratégies peuvent produire des résultats nets très différents. Pour une société soumise à l'impôt sur les sociétés, la fiscalité n'est pas un détail d'exécution : c'est un paramètre de construction de la stratégie, au même titre que l'horizon ou le niveau de risque.
Les intérêts, coupons, loyers et plus-values générés par les placements de l'entreprise viennent majorer son résultat, imposé à l'IS au taux de droit commun de 25 %, avec un taux réduit de 15 % sur la première tranche de bénéfice pour les PME éligibles. Un compte à terme qui sert 3 % brut rapporte donc, dans la plupart des cas, 2,25 % net d'IS.
Ce principe connaît cependant des modalités d'application très différentes selon les enveloppes, et c'est là que se joue l'optimisation.
Les intérêts sont imposés au fil de l'eau, à mesure qu'ils courent. Pas d'optimisation possible, mais une parfaite lisibilité : ce que vous voyez est ce que vous obtenez, diminué de l'IS. C'est le traitement adapté à la trésorerie de précaution et aux horizons courts, où la priorité est ailleurs.
C'est ici que l'enveloppe révèle son intérêt fiscal. Pendant la vie du contrat, l'entreprise n'est pas imposée sur les gains réels, mais sur une assiette forfaitaire : une revalorisation théorique calculée sur la base de 105 % du TME, taux moyen des emprunts d'État, constaté à la souscription.
Deux conséquences concrètes. D'abord, lorsque les supports performent au-delà de ce forfait, l'excédent de gain n'est imposé qu'au dénouement ou au rachat : l'impôt est différé, et la trésorerie correspondante continue de travailler dans l'intervalle. Ensuite, dans les périodes où le TME de souscription était bas, l'assiette forfaitaire annuelle peut être très faible, voire quasi nulle, ce qui revient à une capitalisation presque sans frottement fiscal pendant toute la durée de détention.
À la sortie, une régularisation est opérée sur le gain réel : l'entreprise paie l'impôt sur ce qu'elle a effectivement gagné, déduction faite de ce qui a déjà été taxé forfaitairement. Le différé n'est pas un cadeau fiscal définitif, mais en matière de placement, repousser l'impôt, c'est gagner du rendement.
Le mécanisme mérite d'être détaillé, car il est contre-intuitif et puissant. Lorsqu'une société à l'IS acquiert l'usufruit temporaire de parts de SCPI, disons pour 7 ans, elle inscrit cet usufruit à l'actif et l'amortit comptablement sur la durée du démembrement.
Concrètement : les loyers perçus chaque année sont bien imposables, mais la dotation aux amortissements vient en déduction du résultat. Une part significative des revenus est ainsi neutralisée fiscalement pendant toute l'opération. Au terme, l'usufruit s'éteint, sa valeur comptable est nulle : aucune plus-value à constater.
L'efficacité de la stratégie repose sur la qualité de la SCPI sous-jacente et sur la juste valorisation de la clé de démembrement. C'est une opération qui se sélectionne et se structure, pas un produit qui s'achète sur catalogue.
Sur un CTO, chaque ligne suit son propre régime : intérêts obligataires imposés au fil de l'eau, plus-values de cession constatées à la vente, et, point de vigilance souvent découvert trop tard, certains OPC voient leurs plus-values latentes imposées annuellement, même sans cession. Le choix des instruments logés sur un CTO d'entreprise doit donc intégrer cette dimension dès la construction, par exemple en privilégiant des fonds de capitalisation ou des obligations détenues jusqu'à l'échéance.
La banque de votre entreprise est un partenaire essentiel pour le financement et les flux. Pour la gestion d'un excédent de trésorerie, le cadre d'intervention d'un cabinet en architecture ouverte, sans appartenance à un réseau bancaire ni à un assureur, est différent, et souvent complémentaire.
Placer la trésorerie d'une entreprise n'est pas un acte d'achat, c'est une décision de gestion financière. Notre rôle est de vous donner les éléments pour la prendre en toute connaissance de cause, puis d'en assurer l'exécution et le suivi.
Tout commence par la cartographie : votre BFR et sa saisonnalité, vos échéances fiscales et sociales à douze mois, vos projets d'investissement ou de distribution, et le niveau de votre matelas de précaution. Nous en déduisons ensemble le montant de l'excédent structurel réellement mobilisable, et sa décomposition par horizon.
Cet entretien initial intègre aussi votre cadre : statuts de la société, certaines clauses d'objet social limitent les placements autorisés, régime fiscal, gouvernance de la décision, et votre sensibilité au risque en tant que dirigeant.
Sous quelques jours, nous vous remettons une étude écrite et personnalisée : la répartition recommandée entre les enveloppes et les supports, le rendement net d'IS attendu pour chaque poche, les conditions de liquidité, les frais, tous les frais, et les risques associés, support par support.
Cette étude compare systématiquement plusieurs scénarios, dont le statu quo : vous voyez ce que coûte, en euros, le maintien de votre trésorerie sur un compte non rémunéré. La décision vous appartient ; notre engagement est qu'elle soit parfaitement éclairée.
Une fois l'allocation validée, nous prenons en charge l'intégralité de l'exécution : constitution des dossiers réglementaires, KYC personne morale, justificatifs, délibérations éventuelles, ouverture des enveloppes auprès des établissements sélectionnés, souscription des supports et calendrier d'investissement, le cas échéant progressif, pour lisser les points d'entrée sur les supports de marché.
Une stratégie de trésorerie n'est jamais figée : les taux évoluent, vos projets aussi. Nous assurons une revue annuelle formalisée, performance de chaque poche, adéquation avec vos échéances actualisées, opportunités d'arbitrage, et restons disponibles entre deux revues lorsqu'un événement le justifie : cession envisagée, acquisition, distribution exceptionnelle, retournement de marché.
Vous disposez d'un reporting consolidé clair, utilisable directement avec votre expert-comptable et, le cas échéant, votre commissaire aux comptes.
Nous avions accumulé sans rien faire pendant trois exercices. Optimial a mis sur la table une analyse claire de ce qu'on pouvait vraiment mobiliser, et chiffré au centime près ce que coûtait notre statu quo. La décision est devenue évidente.
L'usufruit temporaire de SCPI nous a été expliqué simplement, avec un comparatif net d'IS face à un placement bancaire classique. Notre expert-comptable a validé le montage. Trois ans plus tard, le montage correspond toujours à nos besoins et à ce qui nous avait été expliqué.
Ce que j'apprécie, c'est qu'on ne nous a jamais poussé un produit. On a d'abord parlé de notre BFR, de notre saisonnalité, des projets à 18 mois. Le placement est venu après. C'est ce qui fait la différence avec une approche purement commerciale.
Le rapport annuel de suivi est d'une grande clarté. Mon commissaire aux comptes le reprend tel quel pour les justificatifs. Cette qualité documentaire est rare et appréciable.
Nous avons fondé Optimial avec une conviction simple : le conseil patrimonial pour personnes morales doit reposer sur la même rigueur, la même objectivité de sélection et la même exigence pédagogique que le conseil aux familles fortunées. Trois principes guident notre travail au quotidien.
Pas de produit maison : nous comparons les solutions de nombreux assureurs et sociétés de gestion, sans appartenance à un réseau bancaire ni à un assureur, pour retenir une combinaison adaptée à l'intérêt et au profil de votre entreprise. Notre conseil est un conseil non indépendant : nous sommes rémunérés par des commissions, dont le détail vous est communiqué par écrit avant toute décision.
Tous les frais, toutes les rémunérations, tous les risques, écrits noir sur blanc avant toute décision. Nos études comparent toujours plusieurs scénarios, y compris celui de ne rien faire.
Vous prenez la décision finale : notre travail est de vous donner les clés pour la prendre. Pas de jargon non expliqué, pas de courbe sans explication, pas de produit sans pourquoi.
Pour parler clair, voici les principaux acronymes et notions que vous croiserez dans nos études et entretiens.
Un premier échange de 30 minutes suffit pour identifier le potentiel de votre trésorerie excédentaire et vous proposer une piste d'optimisation concrète.